
DOSSIER DE MARCHÉ
Madagascar
RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR
Riz des Hautes Terres, cultures vivrières du Grand Sud et filières de valeur exposées à des chocs climatiques très contrastés.
Ce que la rétention d’eau change quand la moyenne nationale masque les crises locales.
Télécharger le dossier (PDF)LE PAYS EN BREF
Une agriculture pluviale, vitale et très exposée
Le stress hydrique national reste inférieur aux seuils élevés, mais cette moyenne ne décrit ni les sécheresses récurrentes du Sud, ni les déficits saisonniers, ni la dépendance d’une grande partie des exploitations aux pluies. Les chiffres alimentaires sont ceux du Programme alimentaire mondial ; l’indicateur d’eau vient de la Banque mondiale et de FAO AQUASTAT.
LA CONTRAINTE
Trop peu d’eau au Sud, parfois trop d’eau à l’Est
- Le Sud est régulièrement touché par la sécheresse, tandis que le Sud-Est subit cyclones et inondations récurrents : le même pays doit gérer le manque et l’excès d’eau.
- Une grande part de la production dépend directement de la pluie ; une rupture au semis ou à la floraison devient rapidement une perte de récolte.
- Sur les Hautes Terres, les rizières retiennent l’eau mais les cultures de contre-saison et les pépinières restent exposées aux tours d’eau irréguliers.
- Dans le Grand Sud, sols pauvres, vent et évaporation réduisent la réserve utile autour des racines.
- L’enjeu n’est pas de remplacer l’irrigation : il est de sécuriser la zone racinaire et de mesurer l’effet sur une parcelle témoin conduite à l’identique.

SÉCHERESSE ET STRESS HYDRIQUE
La pression augmente, mais le risque se lit localement
Indice mondial du nombre et de la durée des sécheresses
LIRE LE STRESS HYDRIQUE
Une moyenne nationale basse peut cacher un risque local fort
Part des ressources renouvelables prélevée (%)
SÉCURITÉ ALIMENTAIRE
La résilience agricole est un enjeu économique immédiat
Le Programme alimentaire mondial relie l’insécurité alimentaire à la dépendance aux pluies, à la faible diversification et à l’intensification des chocs climatiques. L’opportunité commerciale doit donc être construite avec un protocole abordable et une preuve économique locale.
FILIÈRE PRIORITAIRE
Riz : sécuriser les stades sensibles, pas promettre l’impossible
- Le riz structure les paysages, l’alimentation et le revenu de nombreuses exploitations des Hautes Terres.
- L’hydro-rétention n’a pas vocation à remplacer la submersion d’une rizière correctement alimentée.
- Les cibles pertinentes sont les pépinières, le repiquage, les bordures drainantes et les cultures de contre-saison.
- Le protocole doit séparer survie des plants, fréquence d’arrosage, rendement et coût de main-d’œuvre.
- Une belle parcelle ne suffit pas : seule la comparaison avec un témoin permet de conclure.

FILIÈRE RÉSILIENCE
Grand Sud : protéger la levée et la réserve racinaire
- Maïs, manioc et légumineuses subissent les pauses de pluie et des sols à faible réserve utile.
- Le premier objectif d’essai est la régularité de levée et la survie jusqu’à l’enracinement.
- EVERGREEN® ou ECOSORB® sont évalués avec WATER VITAL®, ECOFERT® et NAPEMA® seulement si le diagnostic le justifie.
- La synergie attendue doit être décomposée : eau, nutrition, protection sanitaire et coût total.
- Le prix et la rentabilité restent des champs ouverts, à compléter avec les équipes et les producteurs.

NOTRE RÉPONSE
Une combinaison à tester, pas une promesse isolée
EVERGREEN® / ECOSORB® — retenir près des racines
- Hydro-rétenteur à base de potassium placé dans la zone racinaire au semis, à la plantation ou au repiquage.
- Capte une partie de la pluie ou de l’irrigation et la restitue progressivement pendant les intervalles secs.
- WATER VITAL® intervient sur la qualité et la disponibilité de l’eau lorsque l’analyse du site le justifie.
- Le protocole compare toujours une parcelle traitée et une parcelle témoin conduites avec la même eau et le même calendrier.
ECOFERT® / NAPEMA® — nourrir et protéger
- ECOFERT® apporte une nutrition en microdose, sans présenter l’effet de l’hydro-rétenteur comme un substitut à la fertilité.
- NAPEMA® complète le dispositif lorsque ravageurs ou maladies limitent le potentiel de la culture.
- L’intérêt recherché est synergique : eau disponible, nutrition adaptée et protection cohérente au même stade cultural.
- Le rendement, la consommation d’eau et la marge sont mesurés séparément avant toute généralisation.
Le choix des produits et leur dosage restent conditionnés par l’analyse de sol, la qualité de l’eau, la culture et un essai local. Aucun gain de rendement ou d’économie n’est garanti avant mesure sur le terrain.
TROIS TERRAINS PRIORITAIRES
Où engager les premiers essais comparatifs

Hautes Terres
Riz et contre-saison
- Rizières en terrasses autour d’Antananarivo et d’Antsirabe.
- Cibler pépinières, repiquage et cultures de contre-saison plutôt que promettre un gain sur riz submergé.
- Mesurer reprise, fréquence des tours d’eau et rendement marchand.
Grand Sud
Maïs, manioc, légumineuses
- Sécheresses récurrentes et forte dépendance à une saison des pluies courte.
- Priorité à la levée et à l’enracinement, avec témoin et suivi de l’humidité du sol.
- Associer l’essai à une conduite réaliste pour les petits producteurs.
Nord-Est et SAVA
Vanille et cultures de valeur
- Forte valeur à l’hectare, mais alternance d’excès d’eau, d’érosion et de périodes sèches.
- Tester sur jeunes plants et pépinières, là où une perte de plant coûte le plus.
- Intégrer drainage, ombrage et protection sanitaire au protocole.
COMMENT NOUS PROCÉDONS
Un essai local, mesuré avant toute extension
- DiagnosticSol, eau, pluie, culture et pratiques de la parcelle sont documentés.
- TémoinUne parcelle traitée et une parcelle témoin sont conduites à l’identique.
- MesureHumidité, reprise, eau apportée, rendement marchand et coûts sont relevés.
- DécisionLa solution n’est étendue que si l’écart technique et économique est net.
Le prix produit, la main-d’œuvre, l’eau et la valeur de la récolte restent des champs de calcul ouverts jusqu’à validation par les équipes locales.
CE QU’IL FAUT ANTICIPER
Risques identifiés et réponses
Risques
- Résultats très variables entre Hautes Terres, côte humide et Grand Sud.
- Confusion possible entre sécheresse, manque d’irrigation et stress hydrique national.
- Coût d’accès aux parcelles, petites superficies et suivi de mesure irrégulier.
- Pression cyclonique et excès d’eau dans l’Est, où la rétention n’est pas toujours la priorité.
Nos réponses
- Segmenter les essais par bassin, sol et culture, sans extrapoler une moyenne nationale.
- Mesurer l’humidité, l’eau réellement apportée et la récolte commercialisable.
- Travailler avec une organisation locale capable de tenir le protocole jusqu’à la récolte.
- Exclure les parcelles mal drainées et adapter la combinaison de solutions au diagnostic.
Les éléments réglementaires, certificats et fiches techniques doivent être revus avec l’importateur et les autorités malgaches avant commercialisation.
Sources
- Programme alimentaire mondial, page pays Madagascar : population, insécurité alimentaire, chocs climatiques et actions de résilience.
- Banque mondiale, World Development Indicators, ER.H2O.FWST.ZS : stress hydrique à Madagascar, 2022.
- FAO AQUASTAT et ONU-Eau : indicateur ODD 6.4.2 et limites d’interprétation à l’échelle nationale.
- UNCCD, Drought in Numbers 2022 : nombre et durée des sécheresses, +29 % depuis 2000 par rapport à 1980–1999.
- ONU-Eau / FAO AQUASTAT, indicateur ODD 6.4.2 : définition et seuils du stress hydrique.
Choisissons une parcelle pilote
Culture, type de sol, calendrier des pluies, accès à l’eau, coût de l’irrigation et prix de vente. À partir de ces données, nous préparons un protocole simple avec témoin, critères de réussite et budget à compléter par l’équipe locale.
Une première étude n’engage pas à un déploiement.
Choisissons une parcelle pilotecontact@evergreen-ecosorb.com · Green Solutions Groupe AIM SA, 46, route de la Condémine, 1475 Forel, Suisse
Crédits photo
- Luc Legay — CC BY-SA 2.0, « Rice paddies in Madagascar »
- Smegrandria — CC BY-SA 4.0, « Madagascar CNFPAR »
- Zigomar — CC BY-SA 3.0, « Baobab and rice field »
- Cactus0625 — CC BY-SA 4.0, « Produits agroécologiques, Ankazobe Madagascar »
- Rod Waddington — CC BY-SA 2.0, « Village Sunrise, Madagascar »
Photographies issues de Wikimedia Commons, réutilisées selon leur licence.